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Benoît Huber irrésistible à Martigny

Cinquième succès par KO technique au 6ème round mais dans la douleur !

Bertrand Duboux, 18.11.2018

Ouf ! c’est le soupir de soulagement poussé par les supporters de Benoît Huber (31 ans) qui a signé à la salle du Midi, à Martigny, son cinquième succès d’affilée (ko technique 6ème round) face au solide Hongrois Tamas Kozma (25 ans). Une victoire magnifique mais obtenue dans la douleur à l’issue d’un dur affrontement qui a donné des sueurs froides et procuré beaucoup d’émotions aux quelques 2'000 spectateurs présents pour le 14ème Mémorial Jorge Martins consacré aux différents sports de combat.

Car, avant de prendre la direction du combat, dès la troisième reprise, le lourd-léger valaisan a lui-même été proche de la catastrophe au 1er round après avoir été compté deux fois sur des frappes très lourdes de Kozma. On savait ce dernier dangereux par sa façon de boxer tête en avant et surtout ses larges crochets des deux mains. Il l’a été plus que prévu, au point de mettre en grande difficulté au début du combat le frappeur du BC d’Octodure qui a dû serrer les dents et dévoiler pour la première fois une résistance qu’on ne lui connaissait pas encore !

Après avoir pris ses marques face à un adversaire qui lui rendait bien 15 centimètres et à la garde serrée et hermétique, Benoît Huber s’est fait surprendre par un crochet du gauche suivi d’une série de deux-trois coups. Premier knock down. A peine le temps de reprendre le match, qu’un terrible crochet du droit au visage le précipitait sur les fesses et le secouait durement. Deuxième knock down et grosse inquiétude pour son entraîneur, Philippe Abate, face à la force de frappe du mercenaire hongrois (6 succès, 7 défaites, 3 nuls) qui a bien su exploiter ses lacunes défensives.

Dès le 2ème round, le multiple champion de Suisse repartait au combat déterminé. Il touchait Kozma d’une droite appuyée et d’un crochet du gauche mais restait sous la menace des réactions furieuses de ce dernier. Il était même secoué par les fameux crochets de Kozma. De véritables coups d’assommoir qui faisaient planer un suspense insoutenable sur l’issue de l’affrontement, même si Benoît terminait par une belle série au corps.

Petit à petit, Huber prenait la direction du match. Il commençait à faire plier Kozma par la pression qu’il lui mettait, tout en demeurant à la merci d’un crochet du droit dévastateur. Fatigué, lâché par sa condition physique, le Hongrois s’offrait alors comme une proie au frappeur valaisan. Mais celui-ci avait du mal à trouver l’ouverture et à placer le coup décisif face à un rival qui restait fermé comme une huître. 

Au fil des rounds, les réactions de Kozma étaient de plus en plus sporadiques. Le Hongrois subissait les frappes appuyées de Benoît Huber. Il ne cherchait plus que le coup dur et au 5ème round, Kozma était touché et malmené. Il se révélait alors comme un encaisseur hors pair, même si une droite l’envoyait au sol sans qu’il soit compté, l’arbitre l’ayant vu glisser.

Dès lors les événements allaient se précipiter au début du 6ème round. Touché par une terrible droite, Kozma s’affalait à plat ventre sur le tapis. Le ko était dans l’air mais il se relevait miraculeusement avant le compte de « dix » et poursuivait, bien que chancelant. Il subissait alors un véritable traitement de choc de la part de Benoît Huber, déchaîné et au bénéfice d’une grande condition physique. L’arbitre et juge unique, Pierre-Alain Schneeberger, était alors obligé d’intervenir et de mettre finà la punition au grand soulagement du public.

Pour Benoît Huber, passé de l’enfer au paradis, il s’agit du succès le plus convaincant de sa carrière. Sans doute le plus difficile aussi, mais prometteur malgré les difficultés éprouvées face à un rival à la boxe, certes, rudimentaire mais terriblement dangereuse et efficace. Car il a prouvé que face à l’adversité, il avait du répondant et de la « moëlle » et savait se faire mal sur le ring. Une leçon importante qui doit le rassurer et lui apporter la confiance nécessaire pour poursuivre l’aventure.

Prochain échéance, le samedi 8 décembre à la salle du Bourg, à Martigny, face à l’Italien Giovanni Rossoni (34 ans, 5 succès, 1 défaite).

  • Au premier round, je n’ai rien vu venir ! avoue-t-il. J’ai fini comme sur un bateau, j’ai tangué. Il avait une frappe très lourde mais il était limité techniquement. Il m’a surtout posé problème car il était petit, avec la tête en avant et très fermé. Il était difficile à toucher. C’est une nouvelle expérience pour moi mais au final, je suis content du combat car j’ai pu revenir après la première reprise. Cela a permis de donner des émotions au public.

Salle du Midi, Martigny

Lourds-légers, 6x3 ; Benoît Huber (BC Octodure, 89,900 kg) bat Tamas Kozma (Hon, 87,800 kg) ko technique 6ème round.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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